Le moniteur Automobiles a testé C5 Aircross

Le moniteur Automobiles a testé C5 Aircross

« Personnalité, confort de référence, sens pratique poussé : BRAVO CITROËN !

Dans sa récente stratégie, Citroën remet clairement le cap sur le confort et sur un design décalé, deux de ses arguments historiques qu’il a parfois eu tendance à oublier. C’était du passé, et aujourd’hui, le C5 Aircross se profile comme une alternative « stylée » dans l’univers compassé des SUV en mettant en avant une ligne à l’inspiration très personnelle et surtout un confort brandi comme un argument marketing. Associer SUV et confort paraît en tout cas plus pertinent que de tenter d’associer SUV et sport, tant ces deux concepts paraissent antinomiques. Mais pas question pour autant de suspension hydropneumatique, comme autrefois ; trop compliquée et donc trop coûteuse.

Le C5 Aircross utilise des butées hydrauliques pour les amortisseurs, une technologie bien plus simple, mais qui fonctionne tout aussi bien. De fait, le SUV Citroën semble surfer sur les aspérités de la route, sans jamais être victime de percussions et absorbe toutes les déformations comme si de rien n’était. Bien sûr, les plus « sportifs » pourront lui reprocher quelques mouvements de cabrage/plongée ainsi qu’un roulis un peu prononcé en courbe. Mais qui s’en soucie vraiment dans ce genre automobile destiné par… essence à une conduite décontractée, fluide et coulée ?

Comment ça roule

Ce faisant, le C5 Aircross affiche un comportement routier — sûr — en pleine concordance avec sa vocation revendiquée, axée sur le confort. Même avec le petit 3 cylindres à essence « PureTech » de 130 ch d’accès de gamme, qui doit animer les quelque 1.480 kg de l’engin par l’entremise d’une boîte de vitesse manuelle à 6 rapports. Ce petit moteur se montre en effet incroyablement volontaire pour sa cylindrée et surtout discret à faible ou moyenne charge. Le bruit caractéristique de son architecture ne se fait entendre qu’accélérateur enfoncé à fond, ce qui s’avère la plupart du temps inutile. Car la boîte à l’étagement long contribue à son silence à vitesse stabilisée autoroutière mais ne l’aide pas vraiment au moment des relances. Il faudra donc jouer du levier pour relancer, ce qui ne s’avère jamais une punition, tant l’embrayage se montre doux et la commande précise, quoique victime d’un levier aux débattements un peu longs.

Notre verdict

Avec les sièges Advanced Comfort au moelleux incomparable, la suspension à butées progressives et le petit 3 cylindres aussi discret que volontaire, la version d’accès à l’univers C5 Aircross ne rogne en rien sur les qualités de base du modèle, faites de confort des versions les plus huppées. Et une consommation moyenne réelle de 8,3 l/100 km s’affiche tout à fait dans les clous pour le gabarit d’un engin par ailleurs modulable et habitable, offrant un volume de coffre mini de 580 l. Cerise sur le gâteau ; les tarifs apparaissent tout à fait compétitifs : la version de base Start comprend déjà de série la climatisation manuelle, les amortisseurs magiques, le régulateur de vitesse, les 3 sièges arrière individuels et coulissants, la radio Connect avec prises AUX et 12V, l’accoudoir central réfrigéré, etc. Bref, nous on a adoré. Un regret ; que ce moteur ne soit pas associable à la boîte automatique.